Consulat du Burkina Faso de Nice

Centre National de Transfusion Sanguine

jeudi 21 décembre 2017

Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS)
Avenue Kumda Yôonre
01 BP 5372 Ouagadougou 01
Tel. 25 30 42 15 - 25 30 42 17
Numéro vert à partir des numéros Celetel : 78 47 77 77
Courriel : transfusionburkina@gmail.com

Le CNTS sur facebook

 

 

Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) a été créé en septembre 2000. Sa mission est d'assurer l'approvisionnement en produits sanguins de l'ensemble du pays, tout en garantissant la sécurité transfusionnelle.

 

Le CNTS comprend une direction générale et des directions administratives et techniques.
Les Centres Régionaux de Transfusion Sanguine (CRTS) et les Dépôts préleveurs-distributeurs de produits sanguins (DPD/PS) sont les unités opérationnelles du CNTS. 
Ils sont au nombre de 45, implantés dans les chefs-lieux de région : les CRTS de Ouagadougou et Bobo Dioulasso (opérationnels depuis septembre 2005) les CRTS de  Koudougou et Fada N'Gourma (depuis mars 2008, et le DPD/PS de Ouahigouya (depuis juillet 2017). A terme (horizon 2019-2020), 2 autres CRTS seront créés à Dori (Sahel Burkina et à Tenkodogo (Est Burkina) et 3 DPD (à Kaya, Gaoua et Dedougou) ce qui permettra de couvrir l'ensemble du territoire national en produits sanguins sécurisés.

 

 

Les CRTS sont chargés de la collecte du sang, la qualification (analyses biologiques), la préparation des produits sanguins, la conservation, la distribution aux formations sanitaires (publiques ou privées) habilitées à pratiquer la transfusion sanguine.

 

Les DPD/PS réalisent les mêmes activités que les CRTS, excepté les analyses biologiques. Les échantillons pour le dépistage des maladies infectieuses sont acheminés dans le CRTS auquel le DPD/PS est rattaché pour les analyses.

 

Le Centre de Ouagadougou se situe sur 2 sites depuis le 29 février 2016 : le site principal (site de Tengandgo) à côté du centre hospitalier universitaire Blaise COMPAORE est composé de trois blocs de bâtiments abritant l'administration du Centre Régional et le service de collecte de sang, un pool logistique pour les collectes mobiles et un plateau technique pour le traitement et la conservation du sang.
Le site secondaire (site de Paspanga) situé à côté de l'hôpital Yalgado est constitué du rez-de-chaussée du bâtiment de deux étages qui abrite la Direction Générale et les directions administratives et techniques du Centre National de Transfusion Sanguine.

Les 2 sites du Centre de Ouagadougou ont été construits par le Grand-Duché de Luxembourg. Le nouveau site qui se veut ultra-moderne et le plus grand centre d'Afrique francophone ambitionne d'être un pôle de formation sous régionale en matière de sécurité transfusionnelle.

 

Le fonctionnement du Centre (charge de fonctionnement courant, charges de personnels etc..) est entièrement assuré par le Ministère de la Santé du Burkina Faso.

 

VISITE DU CENTRE REGIONAL DE OUAGADOUGOU

 

 


Devant le bâtiment ; Mr  Doulkoum et Mr Derme, responsable de la Promotion du don du sang
à droite, le hall d'accueil avec la salle d'attente, la secrétaire enregistre le donneur
sur son ordinateur : s'il s'agit d'un donneur habitué la procédure est simplifiée.

 


Chaque donneur bénévole remplit un formulaire de renseignements personnels
il est accueilli dans la salle "entretien pré-don " où un médecin va s'entretenir
avec la personne ; prise de la tension, du poids, questions de santé personnelle,
calcul du taux d'hémoglobine au doigt, avant de prendre la décision d'accepter le donneur.

 

 

 

 


Le donneur est alors introduit dans la salle de prélèvements
un infirmier s'occupe de l'installer pour prélever le sang dans une poche.



La salle de prélèvements contient également des affiches afin de sensibiliser
le donneur pour qu'il revienne donner son sang
et mettre en valeur Mr Sawadogo, venu 142 fois donner son sang
 

 


Le local de restauration, attenant à la salle de prélèvement
permet au donneur de se restaurer.
On voit ici les deux cuisinières.

 

Pour le donneur, tout est terminé. Il pourra revenir dans trois semaines afin de récupérer les résultats de l'analyse de son sang. Mais la pochette de sang n'a pas fini son travail.

 

 

 


Le sang prélevé arrive dans un premier laboratoire qui va rechercher le groupe sanguin (à gauche)
Le deuxième laboratoire va rechercher les traces de VIH, Hépatites B, C, Syphilis ...
15 à 20% des poches sont rejetées ; surtout pour des problèmes d'hépatites

 

 

 

 


La pochette continue son chemin vers le service de conditionnement :
préparation, conditionnement, le sang est centrifugé afin de retirer le plasma pour le mettre de côté,
puis fractionné en poches adultes ou poches pédiatriques.
En effet il n'est plus distribué de sang total mais du sang concentré ou globulaire
 

 


Etiquettage en fonction des besoins, conservation au réfrigérateur entre 2° et 8°
avant la mise en glacière pour être acheminé vers les Centres Hospitaliers demandeurs.

 

Le délai entre la prise de sang et la mise en glacière n'a pas excédé 24h00.

 

 

 

QUI SONT LES DONNEURS ?

 

Trouver des donneurs en quantité suffisante est une très grande préoccupation au quotidien.
Les dons spontanés au Centre Régional sont insuffisants (50 donneurs par jour en moyenne) sur le site secondaire et à peine 2 à 5 personnes par jour sur le site principal (pour le moment)  ; l'essentiel du sang collecté provient de sorties, soit à Ouagadougou soit dans les environs jusqu'à 200 km.


En moyenne 4 à 6 équipes de collecte mobile sillonnent la ville de Ouagadougou et les villes environnantes tous les jours dimanche y compris, pour la collecte de sang.


La collecte de sang est préparée en amont par des associations locales de donneurs de sang qui font un énorme  travail sur le terrain. Le Centre régional demande une salle et part en camion ou pick up faire la collecte.
L'équipe se compose d'infirmiers (parfois de médecins), d'éducateurs sociaux (afin de sensibiliser, expliquer, aider à remplir les papier) et de restauratrices.


La collecte sur Ouagadougou se fait souvent dans des établissements scolaires ; les jeunes sont en effet très sensibilisés au don du sang. C'est également l'occasion d'une sensibilisation par le biais de cours de Sciences et Vie de la Terre. 70% des donneurs sont élèves ou étudiants.

 

Il existe également des associations de la société civile avec lesquelles une convention a été signée : L'Association de Burkinabè pour le Bien Etre Familial, L'Association des Elèves Etudiants Musulmans etc.... Des sociétés également ont signé des conventions dont une société de téléphonie. Ces sociétés appuient l'organisation des collectes, facilitent le financement, organisent des collectes de sang  etc...

Les femmes sont minoritaires parmi les donneurs ; guère plus de 30%. Les paysans viennent rarement, faute d'information et d'instruction : comment savoir en effet qu'on peut prendre du sang dans son corps et que celui-ci peut sauver quelqu'un ?

 

Malgré tout ce travail ; les collectes de sang sont notoirement insuffisantes, surtout en saison des pluies où le paludisme accentue les demandes des centres hospitaliers. La dotation financière de l'état arrive souvent en retard, obligeant à annuler certaines collectes fautes de consommables (seringues, perfusions ...).
Les campagnes de promotion sont régulières ; autant pour sensibiliser les gens qu'informer (notamment sur la gratuité du sang), mais les moyens sont insuffisants. Les médias burkinabè n'ont pas de volet social dans leur programme et il faut payer chaque spot radio ou télévisé.

 

Il serait souhaitable que chaque ONG ou association occidentale puisse sensibiliser les villages dont elle s'occupe, à ce problème grave ; chaque jour plusieurs personnes décèdent faute de poches de sang en nombre suffisant.
On peut être donneur entre 18 et 60 ans, à condition d'être en bonne santé et peser au moins 50 kg. Une carte provisoire est délivrée lors d'un premier don, puis une carte définitive après le deuxième don du sang.

 

 

DOCUMENTS

 

- Affiche "le sang est gratuit "

- Affiche " Une poche de sang a sauvé ma vie "

- Présentation du Centre de Transfusion : donner son sang

 

ACTUALITES

 

- "Un besoin d'au moins 80 poches par jour" (2 septembre 2014)

- Le CNTS du Burkina Faso vers l'accréditation (21 décembre 2017)

 

(Photos A.chalamon)