Consulat du Burkina Faso de Nice

Le Président du Faso

jeudi 30 août 2012

LE SOMMET AFRIQUE FRANCE EN 2010

 

31 mai - 1 juin 2010 ; c'est le sommet France-Afrique à Nice. En marge du sommet le président Blaise Compaoré a pu rencontrer la communauté burkinabè, dimanche 30 mai au Palais de la Méditerranée.

 

 

Une délégation de femmes burkinabè accueille le président avec un chant traditionnel. Une petite fille amène le zoom koom (eau de bienvenue) au président Blaise Compaoré, ainsi que des cadeaux

 

Plus de 150 Burkinabè se sont pressés au Palais de la Méditerranée à Nice afin de rencontrer leur président. Le discours de bienvenue a été lu par Melle Henriette Sow, présidente de l'association des Burkinabè de Nice, cependant que Mr Vincent Kinda, président de l'association panafricaine des Burkinabè de Marseille, présentait les questions que les compatriotes voulaient poser au président.

 

 

Le président a présenté toute sa délégation, le Ministre du Commerce Koné, l'Ambassadeur à Paris Tiao, le Ministre Conseiller à l'Ambassade Ndo, .. Puis les consuls honoraires présents dont Mr Aicardi de Saint-Paul Consul de Nice, Mr Grollemund Consul de Lyon, Mr Roubaud ancien Consul de Marseille, Mr Fructus nouveau Consul de Marseille, et Mr le Consul de Libreville.

 


A la fin de la rencontre, Mr le Président Blaise Compaoré
a tenu à saluer chaque personne de l'assistance


Message du Président :

La France et le Burkina Faso ont beaucoup de points communs, dont un parcours historique de 50 ans qui a permis de partager beaucoup de phénomènes : moeurs, pratiques quotidiennes, langue, coopération monétaire...
Ces deux pays partagent également des ambitions communes pour construire des nations développées.
Le Burkina et l'Afrique possèdent beaucoup d'ambitions pour le futur mais le Faso ne peut se construire tout seul. L'Afrique est un continent d'avenir qui peut devenir une chance pour le monde : en termes de marchés et de ressources....

Il est évident qu'étant donné les circonstances actuelles, le monde doit être transformé, néanmoins aucun peuple ne peut se réformer tout seul.
Le Burkina Faso partage avec la France l'ambition de créer les conditions sociales nécessaires pour faire taire les conflits en Afrique. Il est indispensable que tous les pays du monde avancent au même rythme. Ainsi le Burkina cultive les contacts avec d'autres grandes nations comme la Chine, les USA, l'Inde etc...

Le président du Faso s'efforce de rencontrer toutes les communautés burkinabè dans les divers pays qu'il est amené à traverser. Il est indispensable que les Burkinabè de la diaspora contribuent à aider leur pays d'origine. Toutes les grandes nations se sont construites à la fois avec les forces intérieures et les forces extérieures au pays. Les Burkinabè qui travaillent ici en France sont également utiles à leur pays à travers les compétences qu'ils acquièrent, de même que les étudiants Burkinabè qui étudient hors de leur pays.

Le président du Fao s'est investi en médiateur dans les différents conflits des pays limitrophes au Burkina. La paix dans la sous-région est une nécessité pour le Burkina. Il suffit d'une crise majeure à Lomé ou abidjan pour que les conséquences puissent être tragiques au Burkina. Les pays un peu plus lointains comme la Guinée ont également besoin de médiation, étant liés à la sous-région par divers facteurs, dont l'unité monétaire.

Il faut que l'Afrique comprenne qu'elle a une place dans le monde. L'Afrique doit apporter des modèles d'histoire positive ; ainsi les gouvernances nationales africaines doivent être des modèles.

Le Burkina Faso est touché par la crise comme tous les poays du monde, néanmoins les faibles ressources du pays pourraient en faire un pays en crise perpétuelle si ce n'était la volonté des Burkinabè à lutter et affronter ces difficultés. Tous les progrès économiques du monde ont eu les hommes à la base de cette réussite. Au Burkina Faso ; l'homme doit se comporter en citoyen responsable, conscient d'être un élément de la collectivité.
Le gouvernement burkinabè a conscience que la construction de l'homme est le plus important des enjeux . Les crises de l'histoire sont passées grâce à la capacité des hommes à s'en sortir. Néanmoins le gouvernement a conscience que l'avenir est aux peuples instruits. Il faut créer les conditions pour une bonne éducation à la citoyenneté responsable, à la sécurité alimentaire, à la santé

Un gros effort a été fait par le gouvernement ces dernières années concernant la santé et l'école ; ces efforts devraient donner leur fruit à l'horizon 2015. Un autre programme est en cours entre 2011 et 2019, basé sur l'éducation secondaire, technique et professionnelle ; la diaspora peut être très utile dans la réalisation de ce défi.
Un registre de compétences devrait voir le jour, dans lequel la diaspora pourra figurer. Le gouvernement est à l'écoute des communautés vivant à l'étranger, à travers les consuls et les ambassades. Le président du Faso remercie la diaspora pour sa mobilisation en faveur des sinistrés de Ouagadougou du 1er septembre. Cette mobilisation montre une nation vivante aussi bien à l'intérieur du Burkina Faso qu'à l'extérieur
(notes : A. Chalamon)