Consulat du Burkina Faso de Nice

CABUSO reçoit l'évêque de Diébougou

mercredi 22 août 2012

 

CABUSO reçoit l'évêque de Diébougou

 

 

 

 

Jeudi 28 mai 2009, au siège de CABUSO, on met les petits plats dans les grands : l'association reçoit l'évêque de Diébougou, Monseigneur Dabiré, en visite à Nice avec trois autres prêtres.
La ferme-école de Tompena se trouve en effet sur le diocèse de Diébougou ; il était donc intéressant d'écouter le point de vue de l'autorité diocésaine locale.Une vingtaine de membres de CABUSO (la salle n'en contenant pas plus) a pu ainsi partager discussions et repas avec les amis Burkinabè.Le maire de Cabris, Monsieur Pierre Bornet, a pu également se dégager pour venir partager ce moment.


 


Victor, président de Cabuso, présente un dossier à Mgr Dabiré
à droite une partie des membres

 

 

Monseigneur Dabiré a travaillé pendant 10 ans dans les milieux sociaux et humanitaires (comme l'OCADES), ses armoiries comportent - entre autre - un baobab, un karité, un néré, un anacardier et un jatrofa... C'est dans cette perspective qu'il a pu interpeller toute la région Sud-Ouest du Burkina Faso afin de mettre en place des projets d'auto-prise en charge des populations à partir des ressources locales : la Ferme-Ecole participe à ce projet mais ce n'est pas le seul : d'autres projets (sans élèves) existent à Wan et Djikolo.
Un GIE (Groupement d'Intérêt Economique) a été créé à Kampti pour la transformation des anacardes et favoriser l'écoulement de la marchandise via Banfora où la demande est forte. Actuellement les paysans ne savent pas trop quoi faire des noix d'anacardes, la broyeuse la plus proche est à Banfora, beaucoup trop loin pour eux. A l'heure où Monseigneur s'adressait à Cabuso, le bâtiment est en cours d'achèvement. A la clef, ce sont presque 200 emplois pour femmes que cette unité de transformation pourra proposer au plan local.

 


Ecouter et comprendre les enjeux de ces projets

 

Autre préoccupation de Monseigneur Dabiré : changer les mentalités des paysans afin de passer d'une économie de subsistance à une économie de production, par des cultures plus importantes et une meilleure formation... Afin que les familles puissent envoyer leurs enfants à l'école et les faire soigner lorsqu'ils sont malades. Actuellement les paysans s'endettent dès lors qu'un évènement imprévu arrive à la famille.

Ces échanges avec l'évêque de Diébougou ont permis aux différents membres de Cabuso - surtout pour ceux qui ne sont jamais allés au Burkina Faso - de mieux comprendre les enjeux de la Ferme-Ecole et sa place dans les projets de la région.


 


Une partie de l'assistance - Le maire de Cabris entouré de Mgr Dabiré,
les abbés Lucas Somda, Francis Dabiré et Dieudonné Hien

 


Monsieur le Maire de Cabris et Monseigneur Dabiré
 

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